Rémunération
Le Metteur en Scène doit être rémunéré en salaires pour les répétitions et peut être rémunéré en droits d'auteur à partir de la première représentation.
L'usage veut que le salaire de répétitions du metteur en scène soit au moins égal en argent et en heures au salaire de répétitions de l'acteur qui a le plus répété.
Ce salaire peut être versé au metteur en scène en cachets, ce qui lui permet d'avoir droit à l'assurance chômage si son nombre d'heures travaillées atteint le nombre requis.
A partir de la première représentation le metteur en scène peut être payé en droits d'auteur (conséquence de la convention collective de 1986, agréée par l'AGESSA et donc l'URSSAF), qui correspondent à la rémunération de la partie intellectuelle de son travail.
Ce n'est pas une obligation, le Metteur en Scène peut très bien ne recevoir qu'un salaire global.
Toutefois le syndicat conseille fortement le droit d'auteur car tout salaire induit une subordination au producteur et d'autre part le droit moral de l'auteur garantit les droits de suite (notamment audiovisuels).
Si vous êtes vous-même également producteur indépendant (directeur de compagnie) vous avez intérêt à vous payer partiellement en droits d'auteur pour alléger vos charges sociales.
Attention : S'il n'y a pas de salaire préalable de répétitions, l'URSSAF se réserve le droit de tout requalifier en salaires.
Si vous êtes adhérent du Syndicat et si vous choisissez le règlement en droits d'auteur, vous devez passer par la SACD
Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques 11 bis, rue Ballu 75009 Paris, tel : 01 40 23 45 01
Dans les Théâtres privés le pourcentage des droits ne peut pas être inférieur à 2 % de la recette.
Dans le secteur Public, c'est un gré à gré.
