SNMS

Le grand Livre
203 pages • Dernière publication le 19/11/2019

Dans le cadre de son Action culturelle,
la SACD soutient la création de cet ouvrage
      

HISTORIQUE & ARCHIVES / Le syndicat national des metteurs en scène / Page 76 • Publiée le 12/09/2019

Remise des insignes d’Officier dans l’ordre national du Mérite à Anne Delbée

Lundi 24 juin 2019, dans les jardins de la SACD, Anne Delbée, présidente d’honneur du SNMS, s’est vue remettre par Françis Vallat, président de SOS Méditerranée, les insignes d’Officier dans l’ordre national du Mérite.

Anne Delbée et Françis Vallat
Anne Delbée et Françis Vallat dans les jardins de la Sacd

Discours prononcé par Francis Vallat

«  Quel honneur, aussi surprenant qu’émouvant, de succéder à Jean-Louis Barrault, qui naguère vous décora, auréolé - lui – d’une incontestable légitimité pour vous adouber !
Barrault, ce génie ami de votre père, de votre oncle, qui fait que vous assistez à douze ans à la création de « Tête d'or » à l’Odéon… où plus que la présence du Général de Gaulle et d’André Malraux, ce qui fut important ce jour-là fut la révélation ! C’est à hic et nunc en effet que vous décidez dans votre jolie tête de petite-grande fille, de devenir « un homme de théâtre », un chantre des poètes, et littéralement un chef de troupe… un metteur en scène quoi ! Et depuis, comme Claudel illuminé derrière son pilier de Notre-Dame, votre foi de convertie ne vous a jamais quittée. Le théâtre sera votre quête, dont les dimensions morale et politique (la noble !) ne seront jamais absentes.

Vous montez au lycée « La reine morte » de Montherlant. Cela m’émeut, moi qui rêvais d’Ines de Castro, et qui eût tant voulu être pour elle un Don Pedro fort et combattant, sans peur et sans reproches.

Passionnée, attirée par la grandeur, la profondeur, la beauté et l’élégance du tragique, rien ne vous arrête… sans que vous soyez cependant dupe de rien… votre lucidité déjà ! Passionnée… Témoin le jour où vous voulez rejoindre une salle dans le Jura alors qu'il n'y a plus de trains. Vous faites du stop jusqu’à ce qu'un camionneur baraqué genre Brando du tramway s'arrête, vous forçant à gérer, toute mignonne jeune fille que vous êtes, un tête-à-tête improbable... Et ça c’était pour un spectacle pour enfants où vous faisiez l'arrière-train du lion dans une miteuse couverture accrochée à la taille du comédien qui jouait la tête. Qu’importe, vous faisiez du théâtre, pour la plus grande joie des têtes blondes !

A peine sortie de l’adolescence vous montez des textes du grand Victor Hugo (Hugo hélas ! comme l’a répondu Gide à qui un imbécile demandait qui était le plus grand poète français), puis vous révélez « Les brigands » de Schiller.


« Tête d'or » au Théâtre du Vieux-Colombier 

À vingt-huit ans, vous montez « L'échange » et triomphez deux ans. Le Nouvel Observateur parle « d’un génie de la mise en scène ».

Puis c’est l’opéra« Pandémonium » de Georges Aperghis, autre triomphe.

Une soixantaine de mises en scène suivront (jusqu’à ce jour), dont « Phèdre » à la Comédie-Française, la trilogie de Racine (« Andromaque », « Bérénice », « Phèdre ») à Avignon ; « Tête d'or » au Vieux-Colombier.

Racine envahit votre vie, mais vous restez aussi Claudélienne et faites vivre sa sœur Camille, en écrivant« Une femme, Camille Claudel », grand prix des lectrices de Elle, et traduit dans vingt pays.


 

Tout en mettant en scène « La Traviata », « Don Giovanni », « Le Chevalier à la rose », vous créez une compagnie internationale de théâtre. Avec des comédiens dont vous êtes l’âme et le chef, vous faites à nouveau jouer« Andromaque », « Bérénice », « Phèdre » et même la trilogie de « Wallenstein » de Schiller qui dure douze heures, une première !

Comédienne, vous reprenez « L'Aiglon » de Rostand en 1988, dans la tradition éclairée de la grande Sarah (mais sur deux jambes !). Et fidèle à vous-même encore, vous dites ces vers si romantiques, tragiques et grands du jeune Duc, lorsque vous recevez l’ordre national du Mérite des mains du Grand Chancelier de la Légion d’Honneur :

« Ca n’est pas d’un poison grossier de mélodrame
« Que le duc de Reichstadt se meurt : c’est de son âme
« …Quelquefois
« Je m’élance à cheval, éperdument. Je bois
« Le vent ; je ne suis plus qu’un désir d’aller vite
« De regarder courir au loin les peupliers
« Pareils à des bonnets penchés de grenadiers ;
« Je vais ; je ne sais plus quel est mon nom, je hume
« Avec enivrement la forte odeur d’écume,
« De poussière, de cuir, de gazon écrasé ;
« Enfin, vainqueur du rêve, heureux, brisé, grisé,
« J’arrête mon cheval au bord d’un champ de seigle,
« Lève les yeux au ciel – et vois passer un aigle ! »


 L'Aiglon

Première nommée à la tête d’un Centre dramatique national, vous réunissez divers lieux culturels autour de l’Opéra de Nancy. Puis c’est dans la banlieue de Paris pendant trois ans, loin de la lumière, que vous travaillez autour de la tragédie grecque. Vous en faites découvrir la dimension éternelle à des jeunes avides de beauté, et que la complaisance de notre époque n’a pas (pas encore ?) pollués.

Invitée souvent aux États-Unis vous enseignez Racine à Berkeley, vous interprétez également, à la demande, les rôles qu’a tenus Sarah Bernhardt.

Et vous continuez en plus à publier : « Elle » qui traversa le monde, Théâtre roman « Jean Racine »,« Il ne faut regardr que l'amour », et – plus improbable mais tellement séduisant - « La 107e minute » autour du footballeur Zinédine Zidane.

Il y a peu vous avez créé « Racine ou la leçon de Phèdre », illustrant le désir racinien.


 Racine ou la leçon de Phèdre

En 2018, c’est « Requiem pour Camille Claudel », avant – j’allais dire évidemment - « Andromaque » et « Le Misanthrophe » aux Grandes Ecuries à Versailles. Enfin pour 2019, vous mettez en scène « La Norma » de Bellini, au Capitole de Toulouse, et mon petit doigt m’a dit qu’il y a d’autres projets en cours, les uns fermes, les autres en devenir

Comment ne pas évoquer celui qui vous a accompagnée, soutenue, encouragée, comprise pendant trente-cinq ans, voulant que vous soyez ce que vous êtes ? Le réalisateur Pierre Bureau, dont vous avez eu une fille, danseuse d’abord chez Maurice Béjart, comédienne lumineuse à son tour maintenant… et bien plus que cela puisqu’elle est aujourd’hui votre force, chacune se nourrissant du cœur et du talent de l’autre.

Quelle beauté d’ailleurs dans ce cri jailli de vous toute entière: « Pierre de ses mains de grâce a poussé pour moi les grands battants de l’Éternel Amour. Émilie notre fille en est la clef inaltérable »

Parallèlement au théâtre et à l’écriture, vous n’avez jamais renoncé aux combats d'idées. Après avoir accepté en 1983 d’être présidente de l’Union des Femmes Françaises (regroupement d’anciennes déportées de toutes origines) vous êtes élue présidente du Syndicat National des Metteurs en Scène, créé après la guerre par Charles Dullin, Louis Jouvet, Jacques Copeau, Gaston Baty, Gordon Craig

Aujourd'hui, LE Commandeur des Arts et des lettres que vous êtes (pas la Commandeuse !) se consacre de plus en plus à la transmission de la tragédie en France et à l'étranger. D’ailleurs, en 2012, un documentaire a été tourné sur votre travail« Racine, le déchaînement des passions », réalisé par Catherine Maximoff et couronné de plusieurs Prix.

Permettez-moi d’illustrer – au-delà de cet incroyable parcours dont je n’arrive pas à comprendre qu’il ne soit pas plus célébré – des traits de votre personnalité qui m’ont frappé. En les illustrant seulement de vos propres mots, et de ceux que vous avez choisis, tous de votre Racine.

. La femme de foi, dressée contre la vulgarité, la petitesse, l’arrogance…et confiante dans l’après :
« Nous voici donc tous réduits au niveau zéro, au politiquement correct…Un jour viendra où l’on croira que le monde est mort… Alors le Théâtre réinventera l’humanité. »
Là c’est le Figaro qui a trouvé le ton juste : « Elle est pour jamais l’emportement de Schiller et le fol élan de Claudel. Elle est Anne Delbée, une lyrique en un siècle qui raisonne et chuchote. »
Aves en outre - ou surtout ! - ce cri de Phèdre qui vous touche :
« Et la mort à mes yeux dérobant la clarté
Rend au jour qu'ils souillaient toute sa pureté ».

. La vivante :
« La vie est violente, surprenante, passionnante, exigeante », Et là c’est le constat de Mithridate, que vous invoquez aussi :« Allez; le temps est cher, il le faut employer ».

. L’indépendante :« je n'aime les troupes que de théâtre et je redoute les troupeaux » ou la femme engagée et bien sûr c’est Andromaque que vous citez : « Non, je ne serai point complice de ses crimes ».

. La femme femme : « je suis Une Femme, Bébé de sexe féminin, petite fille, adolescente, jeune fille, jeune femme, amante, maman,... maintenant une femme âgée. Bientôt une âme même si vous n'y croyez pas – tiens il n'y a pas de masculin – une âme donc féminine dans les espaces infinis. L'éternel féminin comme l'écrit Goethe. »

. Une femme qui veut l’égalité des femmes mais pas ce qu’elle appelle le « féminisme dévoyé » :
« Je n'étais pas une femme mais un metteur en scène.
Peut-être devrai-je maintenant écrire sous un faux nom – un nom d'homme ! Ainsi si je suis reconnue, ce ne sera pas à cause de la parité. Je salue les deux académiciens courageux qui se sont opposés à « Autrice, Metteuse en scène (on dirait un film porno), Sapeuse Pompière,... »
Ou encore :
« Je vous en veux [à certaines militantes égarées]. Cette Camille Claudel que j'ai contribué à faire renaître parce qu'elle était sculpteur unique, vous en avez fait « une pauvre petite victime d'un pervers narcissique. Elle vous aurait haï je crois ». Et pour ceux qui n’auraient pas compris, il faut se souvenir que vous, dans l’une de vos œuvres, vous l’avez au contraire liée à Michel-Ange !

. La combattante aux saintes colères :
« Déesse chante-nous la colère... ». Ce n'est pas celle d'Achille que je chante mais la mienne devant cette société moralisatrice, étriquée, sécuritaire, où les mères enferment leurs enfants dans des poussettes-tanks loin des caresses maternelles… attentifs seulement tels des hypocondriaques à nos petits bobos.
Liberté des femmes ! Quelle liberté ? Celle de se précipiter chez Docteur Miami pour se faire refaire les fesses, les lèvres… »
Et ce magnifique début d’un article du Monde qui vous était consacré : « Anne Delbée n’écrit pas, elle apaise sa fièvre »…

. L’amoureuse Là, je ne vous cite pas vous mais juste Bérénice « A quel excès d'amour m'avez-vous amenée ? ». Anne! le plus précieux, le plus remarquable dans votre rayonnement, lorsque soudain la passion vous anime, c’est l’évidence de ce qui vous sublime.

Mes amis, mes enfants, savent que je pense souvent à cette si belle incantation de Gide : « Nathanael je t’enseignerai la ferveur ». Vous en êtes l’illustration, comme vous l’êtes du panache de Cyrano. Et c’est en me plaçant sous ce signe que pour moi - qui ai en commun avec vous pas le talent hélas, mais la nostalgie du Parc Montsouris, le Bosquet parfois, son Bordeaux, ses rillettes ou l’envie d’une chambre sur la mer… – pour moi donc c’est un honneur immense et un bonheur rare de suivre le rite que la République a voulu lorsque dans sa lucidité elle a discerné en vous ce que CAUSEUR a écrit en 2017 à propos de « Racine ou la leçon de Phèdre » (en s’étonnant de la discrétion médiatique qui vous entourait) : AD « une artiste unique, enflammée [qui nous offre] toute sa passion du grand art tragique… [et nous en délivre] la quintessence et les secrets de manière éblouissante et érudite »…« Toute sa carrière, elle aura payé cher le prix de son intégrité, de sa liberté, de son refus de la mode, de sa singularité et de sa foi inébranlable en l’art sacré».

Et maintenant « procédons », ce qui en plus me permettra – sous prétexte d’accolade, de vous embrasser avec l’affection de tous ceux qui ici vous aiment, tout simplement !

Discours prononcé par Anne Delbée

Cher Francis (1), Chère Sophie (2), Cher Pascal (3),

Il y a trois manières de recevoir une décoration.

Soit de la refuser mais discrètement sans en faire tout un mauvais plat, par pudeur, par conviction ou encore avec humour. Ainsi Gustave Courbet en juin 1870 en désaccord avec le pouvoir en place, obligé devant leur obstination à le décorer de la Légion d'Honneur écrit cette lettre au ministre où il terminait par ces mots : « Permettez-moi cette réflexion : si le hasard vous appelait à la foire d'Ornans, vous observeriez que tous les plus beaux moutons de la foire sont marqués d'un coup de craie rouge sur le dos. Les gens naïfs et bien intentionnés qui ignorent les lois de l'agriculture et des arts s'imaginent dans leur simplicité et leur candeur pastorale, que c'est un hommage qu'on rend à leur beauté. Mais, hélas ! Ils ne savent pas que le boucher les a marqués pour les tuer !!! »

La deuxième manière. On accepte, on en fait un plat surchauffé mais on ne la porte pas par la suite, pour être à la mode des non-dupes. Combien de fois ai-je entendu : « Ah tu portes ta Légion d'Honneur. Moi aussi tu sais je l'ai mais je ne la porte pas. Inévitablement je réponds ''Alors pourquoi l'avoir acceptée ?'' »

Et puis il y a la troisième. La mienne ! En être honorée, faire de cette remise un grand souvenir où l'on a le plaisir de rassembler sa famille, ses amis, sa famille de théâtre, une jeunesse qui vous font l'honneur de vous suivre, de repenser à travers les années au chemin fantaisiste de la Vie, de retrouver des visages, des êtres qui ont été là aux pires moments comme aux lumineux car c'est vous, mon mérite – c'est vous dont on me décore aujourd'hui.

Mais encore faut-il trouver la femme ou l'homme qui ne va pas vous l'épingler d'un air las et que ce ne soit pas en plus dans une Drac à l'air triste de cantine scolaire.

Merci Francis !

J'ai mis plusieurs années avant de me faire remettre ce Mérite. Il fallait notre rencontre improbable ! Et le Dieu Posséidon a pris forme. Le Hasard, ce maître mystérieux du destin nous a réunis.

Un soir où avec ironie, je faisais le compte de mes projets de théâtre dont aucun n'aboutissait car les décorations n'amènent pas forcément les subventions, je me dis qu'il serait moins difficile de se faire construire un théâtre par un mécène que d'avoir rendez-vous dans un Ministère ou chez un directeur – les directrices étant encore peu et pas plus enclines à vous recevoir.

Alors fille d'architecte, je rêvais à ce théâtre. Je le voyais. Un bateau ! Je repensais à l'ouvrage du grand chef machiniste du XVIème siècle.

« Décrire les treuils, les tambours ou les cabestans, les palans ou poulies enchevêtrés de cordages, qui évoquent la gloire de l'antique marine à voile... la machinerie, les organes et les poumons du théâtre... »

Les termes de la marine – les termes du théâtre. Oh sans doute entend-on de moins en moins « Tu passeras les trois fils et tu frapperas la mère de la famille » – la poulie à trois gorges qui réunit les cordages.
Beaucoup de machinistes étaient alors d'anciens gabiers de marine... Puis je m'endormis.

Le lendemain matin, je tombai sur votre interview dans le Monde. « La question du sauvetage est d'un simplicité lumineuse ». Vous parliez des idéaux des gens de la mer. J'ai fait du théâtre par idéal. Vous disiez « Notre seule exigence, c'est l'humanité et la dignité ». Et puis incroyablement vous ajoutiez que votre autre passion était le théâtre, l'écriture. Vous aviez écrit une pièce sur Saint-Jean. En plus, vous étiez beau sur cette photo – le journaliste concluait : « Des personnalités comme Francis Vallat, il n'y en a pas beaucoup. » Je ne pouvais résister au Destin.

Je trouvai votre portable sur Google. Et malgré toutes vos distinctions, car vous êtes une star dans le monde de la marine, vous avez même reçu une sorte d’Oscar « le Lifetime Achievement Award », j'essayais de vous téléphoner. Vous m'avez répondu. Votre voix âpre aux embruns salés. Je me suis présentée vaguement. « Pardon, je suis en réunion – je vous rappellerai ». Deux heures après, j'étais embarquée avec vous. Notre rencontre est frénétique comme le dit de Norma le chef d'orchestre car nous savons l'un et l'autre que le temps est cher comme dit Racine. Le temps est chair aussi car il s'incarne à chaque seconde.

Merci à la SACD qui nous accueille – un des derniers lieux où les gens de théâtre comptent plus que tout – lieu des auteurs !

Vous abritez, vous subventionnez le Syndicat National des Metteurs en Scène – Quel plus bel endroit pour recevoir cette décoration !

Et puis si je suis encore là, c'est un peu beaucoup comme disent les enfants grâce à vous. Au moment où j'allais tout lâcher, glisser un verre à la main vers le désespoir, j'écrivais : 

Je pense à toi Verlaine
Vieux routier des soirs mouillés
Ton vin coupé de feu
Où la pluie sanglote

Vous m'avez soutenue, aidée, remise d'aplomb, financièrement et aussi moralement – J'étais donc quelqu'un encore à vos yeux. 

Merci enfin à cette jeunesse qui m'entoure, me pousse à l'insensé, croit au grand théâtre de la Tragédie, à la folie des plateaux, à la démesure des acteurs, merci enfin à ma fille qui m'a convaincue de tout recommencer il y a cinq ans, qui m'a incarné cette Andromaque, ce « Combat pour l'Humanité » que je poursuis depuis toujours à travers le Théâtre.

Je te dédie cette décoration. Avec Francis, tu as tout organisé, ta maman que tu surnommes « Petit Racine », un bien plus beau nom qu'Anne Delbée.

Je porterai cette décoration, cher Francis, cette décoration bleue comme la Méditerranée que vous aimez mais me rappelant ceux qui s'y sont engloutis malgré vos efforts.

« Chaque migrant qui se noie entraîne un peu de nos valeurs et de notre âme au fond de la Méditerranée » avez-vous dit.

Cher Francis, cher tous il est temps de construire un Théâtre pour les faire revivre un jour. Il est bon d'avoir un projet qui dépasse notre vie. Francis, nous allons commencer à construire, afin de ressusciter tous ces êtres disparus femmes et hommes Noyés de l’indifférence comme Sophocle a ressuscité pour toujours Antigone.

(1) Francis Vallat, (2) Sophie Deschamps - Présidente de la Sacd, (3) Pascal Rogard - Directeur général de la Sacd


Anne Delbée - Remise du Prix du Brigadier 2016
 



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