Cyril Le Grix, présdent du SNMS

Pour de nouvelles pistes de refinancement du spectacle vivant

Face à la raréfaction des financements publics, aggravée par des années de restrictions budgétaires, l’inaction n’est plus une option. La création est gravement menacée — non par manque de talent, d’audace ou de nécessité, mais parce que les modèles de soutien, quand bien même ils prétendent exister, sont à bout de souffle ou peu à peu réduits à la portion congrue comme le sont par exemple le Fonpeps ou la part collective du pass Culture dans la loi de finances 2026. Pourtant, cette crise n’est pas une fatalité : elle traduit un mal plus profond, la défiance croissante envers les artistes et une volonté politique de n’accorder à la Culture qu’une fonction marginale.

Dans ce contexte, les Assises Nationales de la Mise en Scène ont dressé un constat sans appel : il est temps d’imaginer de nouvelles ressources pour soutenir les artistes et leurs créations. C’est dans cet esprit que le Syndicat National des Metteuses et Metteurs en Scène a choisi de confier à Jean‑François Marguerin une étude visant à identifier de nouvelles sources de financement pour le spectacle vivant.

Cette mission cible prioritairement les metteuses et metteurs en scène — toutes disciplines confondues — dont les projets peinent trop souvent à voir le jour par manque de moyens. Le défi est double : mettre au jour les blocages structurels du financement actuel et proposer des solutions ambitieuses, nourries par les réflexions déjà engagées dans le livre Pour une politique culturelle renouvelée de Jean‑François Marguerin et Bernard Latarjet. Ces pistes innovantes de financement seront portées par le SNMS dans le débat public, en particulier à l’approche des échéances électorales.

Dans un contexte de mutations accélérées où le modèle économique traditionnel de la création vacille, cette étude se veut un outil d’action. Défendre le spectacle vivant, c’est défendre la culture comme bien commun — exigeante, vivante et indispensable. Le spectacle vivant n’est pas un luxe : c’est une nécessité, une forme de résistance contre l’uniformisation des imaginaires. Laisser le spectacle vivant se déliter, c’est appauvrir notre capacité collective à voir, sentir et penser autrement. Donnons aux artistes les moyens de continuer à nous surprendre, à nous déranger, à nous faire rêver — et, finalement, à nous rendre vivants.

Pour de nouvelles pistes de refinancement du spectacle vivant

Face à la raréfaction des financements publics, aggravée par des années de restrictions budgétaires, l’inaction n’est plus une option. La création est gravement menacée — non par manque de talent, d’audace ou de nécessité, mais parce que les modèles de soutien, quand bien même ils prétendent exister, sont à bout de souffle ou peu à peu réduits à la portion congrue comme le sont par exemple le Fonpeps ou la part collective du pass Culture dans la loi de finances 2026. Pourtant, cette crise n’est pas une fatalité : elle traduit un mal plus profond, la défiance croissante envers les artistes et une volonté politique de n’accorder à la Culture qu’une fonction marginale.

Dans ce contexte, les Assises Nationales de la Mise en Scène ont dressé un constat sans appel : il est temps d’imaginer de nouvelles ressources pour soutenir les artistes et leurs créations. C’est dans cet esprit que le Syndicat National des Metteuses et Metteurs en Scène a choisi de confier à Jean‑François Marguerin une étude visant à identifier de nouvelles sources de financement pour le spectacle vivant.

Cette mission cible prioritairement les metteuses et metteurs en scène — toutes disciplines confondues — dont les projets peinent trop souvent à voir le jour par manque de moyens. Le défi est double : mettre au jour les blocages structurels du financement actuel et proposer des solutions ambitieuses, nourries par les réflexions déjà engagées dans le livre Pour une politique culturelle renouvelée de Jean‑François Marguerin et Bernard Latarjet. Ces pistes innovantes de financement seront portées par le SNMS dans le débat public, en particulier à l’approche des échéances électorales.

Dans un contexte de mutations accélérées où le modèle économique traditionnel de la création vacille, cette étude se veut un outil d’action. Défendre le spectacle vivant, c’est défendre la culture comme bien commun — exigeante, vivante et indispensable. Le spectacle vivant n’est pas un luxe : c’est une nécessité, une forme de résistance contre l’uniformisation des imaginaires. Laisser le spectacle vivant se déliter, c’est appauvrir notre capacité collective à voir, sentir et penser autrement. Donnons aux artistes les moyens de continuer à nous surprendre, à nous déranger, à nous faire rêver — et, finalement, à nous rendre vivants.

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